Tous les articles par admin

Le premier système de vidéosurveillance sur IP déployé dans un casino en France

Le Casino Théâtre Barrière de Toulouse, l’un des plus récents casinos et centres de loisirs en France, a déployé le système de Vidéo sur IP pour répondre aux besoins et nécessités du service de sécurité et de surveillance. Le Casino Théâtre Barrière de Toulouse est un lieu de loisirs et de culture extraordinaire d’une superficie de 14000m² comprenant une salle de théâtre de 1200 places assisses, 3 restaurants, 3 bars, 14 tables de jeux et 250 machines à sous.

Steve Dupoizat réalisa dès le départ qu’un système de Vidéo IP était fondamental afin de fournir à l’établissement un système fiable, gérant les défaillances et reconfigurable selon les besoins.

La technologie de pointe en matière de compression d’images garantie la diffusion à travers tout le réseau sans aucune perte de trames, quelque soit l’activité ou le mouvement à l’image. Il s’agit là d’un pré requis fondamental de la part du Groupe Lucien Barrière lors du choix de cette nouvelle technologie. Toute baisse du taux d’affichage dans un enregistrement pourrait cacher une activité frauduleuse ou criminelle et rendre les contestations de la clientèle plus délicates à résoudre.

De nombreux avantages ont étés apportés au casino via ce système de Vidéo sur IP, dont la possibilité de pouvoir placer caméras, NVRs et stations « Control Center » en tous points du réseau. Ceci apporte une grande flexibilité et élimine tous points unique de défaillance souvent associés aux systèmes Analogique/DVR. Le casino a mis en place 7 stations « Control Center » dans la salle principale de surveillance, 1 dans la salle de sécurité et 1 sur le bureau du Directeur Général. Il n’y a pas de coût supplémentaire pour cette installation puisque l’interface « Control Center » est sous licence non limitée au sein de l’architecture.

Pour faire le point, la vidéo surveillance cerne l’immobile

Pour améliorer les enregistrements vidéo parfois flous des caméras de surveillance, le système de l’université de Tel Aviv sépare les mouvements anormaux de l’arrière plan fixe. Ce qui facilite le rétablissement d’une image stable.

Il est difficile, pour un utilisateur, de zoomer précisément sur les enregistrements d’une caméra de surveillance, tout en conservant une bonne qualité d’image. Un phénomène qui s’explique par deux facteurs. D’une part l’instabilité potentielle de l’installation de capture vidéo, et d’autre part les turbulences de l’atmosphère dues aux variations de l’air. Le chercheur Leonid Yaroslavsky et son équipe de la Tel Aviv University ont développé un logiciel qui réussit à stabiliser l’image. Comment ? Il sépare les objets mouvants de l’arrière-plan fixe.

Repérer les pixels en mouvement

Pour y parvenir, il identifie les éléments fixes de ceux réellement en mouvement, comme un individu, un animal ou encore un véhicule. L’outil se fonde sur le fait que dans tout enregistrement, une grande partie de la scène – et plus généralement l’arrière-plan – reste immobile : bâtiments, arbres, routes, véhicules rangés… Le logiciel repère, sur la vidéo, la position exacte à laquelle se trouvent les pixels de ces éléments fixes. Puis il identifie sur l’enregistrement la manière dont ils changent d’emplacement, d’image en image. Ce qui lui permet de créer des cartes statistiques.

Rétablir une image fixe

« Les objets mouvants créent des déplacements de pixels réguliers« , explique à L’Atelier Leonid Yaroslavsky. « Alors que ceux dus aux changements atmosphériques sont irréguliers, chaotiques« . A partir de ces observations, le logiciel calcule et rétablit le positionnement fixe des pixels de l’arrière-plan. Il propose donc une image stabilisée, sur laquelle l’élément en mouvement devient beaucoup plus précis. L’University of Technology avait déjà proposé un système de perfectionnement des vidéos, via l’utilisation de pixels hexagonaux.

Article via http://www.atelier.fr/

La Cnil et la vidéo surveillance

Voici l’article de la Cnil à propos des dispositifs de vidéo surveillance avec régimes juriques et garanties à respecter. Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir à propos de la Cnil et la vidéo surveillance.

Les dispositifs de vidéosurveillance

Quelles sont les conditions à respecter avant de mettre en place des dispositifs de vidéosurveillance ?
Deux préalables :Premier préalableBien comprendre la distinction entre un lieu public et un lieu privé ( non ouvert au public ) pour savoir quelle formalité est nécessaire.le lieu public ou ouvert au public : tout lieu du secteur public ou du secteur privé où le public peut accéder. Exemple : le guichet d’une mairie ou une boulangerie.le lieu privé ( lieu non ouvert au public ) : tout lieu du secteur public ou du secteur privé où le public ne peut pas accéder. Exemple : la chaîne de montage d’une entreprise automobile ou le parking du personnel d’une mairie.Second préalableL’état actuel du droit se caractérise par la concurrence de deux régimes juridiques applicables :celui de la loi informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée en 2004celui de l’article 10 de la loi du 21 janvier 1995 modifiée d’orientation et de programmation pour la sécurité.Ceci explique le caractère aléatoire et complexe du régime juridique applicable en la matière.

Le régime juridique est clair et confirmé dans deux cas

Premier cas : seule une autorisation préfectorale est nécessaireC’est le cas quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu public ou ouvert au public et qu’aucune image n’est enregistrée ni conservée dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques.Deuxième cas : seule une déclaration auprès de la CNIL est nécessaire. C’est le cas quand le dispositif est installé dans un lieu non public et que les images sont enregistrées ou conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques. La CNIL recommande aux responsables de tels traitements, ou à ceux qui envisagent de s’en doter, de se reporter à la fiche « La vidéosurveillance sur les lieux de travail : quelles garanties apporter ? »

Le régime juridique n’est pas clair et pose problème dans deux cas

Premier cas : la question complexe et délicate mais heureusement rare, du cumul de l’autorisation préfectorale et de la déclaration auprès de la CNIL. La question se pose quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu public ou ouvert au public et que les images sont enregistrées et conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques(par exemple en rapprochant les images avec des informations d’état civil contenues dans un autre fichier ).La question se pose également quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu qui est public ou ouvert au public et qui comporte également des zones non ouvertes au public, par exemple un super marché ( lieux mixtes ) et si les images sont enregistrées et conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques ( par exemple en rapprochant les images avec des informations d’état civil contenues dans un autre fichier ). Ces deux hypothèses posent clairement la question de l’interprétation à donner aux dispositions de l’article 10 de la loi de 1995 : les compétences de la CNIL et de l’autorité préfectorale sont-elles exclusives l’une de l’autre ou cumulatives ?Deuxième cas : le système s’accompagne d’un dispositif biométrique de reconnaissance facialeIl doit alors faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la CNIL puisqu’il fait appel à une technique biométrique.Compte-tenu du fait que les images sont dans ce cas enregistrées et conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques, doit-on considérer que l’autorisation préfectorale est également nécessaire si le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu public ou ouvert au public ?

Les garanties à respecter

Le nécessaire respect de la vie privée.Les dispositifs de vidéosurveillance ne doivent permettre de visualiser ni l’intérieur des immeubles d’habitation ni, de façon spécifique, leurs entrées.Une durée de conservation limitée.Pour les lieux publics ou ouverts au public et, sauf enquête ou information judiciaire, les enregistrements doivent être détruits dans le délai de conservation fixé par l’autorisation préfectorale, qui ne peut excéder un mois. La durée de conservation des images doit être la même pour les systèmes de vidéosurveillance installés dans les lieux non ouverts au public.L’information des personnes.L’existence du système de vidéosurveillance et l’identité de l’organisme qui le gère doivent être portées à la connaissance de toute personne filmée ou susceptible de l’être. Cette information doit être assurée de façon claire et permanente, par exemple au moyen de panonceaux apposés à l’entrée des locaux ouverts au public.Le droit d’accès.Toute personne peut demander au responsable du système à avoir accès aux enregistrements qui la concernent ou à vérifier leur effacement dans le délai prévu. Les coordonnées (nom ou qualité et numéro de téléphone) du responsable doivent apparaître sur les supports d’information évoqués ci-dessus.Les destinataires des images.Ils doivent être précisément visés et si l’autorisation préfectorale prévoit que des agents des services de la police ou de la gendarmerie nationales sont destinataires des images et enregistrements, ceux-ci doivent être individuellement désignés et dûment habilités par le chef du service dans lequel ils sont affectés.

Version iPhone du catalogue Bloudex

Pourquoi cet évolution ?

Car nous pensons que l’accessibilité et la réactivité sont des points essentiels dans un partenariat réussi entre nos clients et notre société. Pour votre développement et votre réussite, les temps de réponse sont capitals face à la concurrence, et vous n’avez pas le droit à l’erreur.

Nous avons donc créé pour vous la version iPhone de notre catalogue de produits de vidéo surveillance.

Vous pourrez ainsi parcourir les catégories et produits de notre site, en quelques clics, disposés d’informations complètes et de fiches techniques PDF depuis votre iPhone.

blog-iphone-bloudex.jpg

Samsung SNP-1000A Techwin

Voici un nouveau produit qui est entré depuis quelques temps dans notre gamme de Caméras IP. C’est donc un dôme couleur avec accès à distance par IP, haute résolution 520 LTV.

snp1000a

Description :

La SNP-1000A dispose de tous les atouts d’une caméra haute résolution de nouvelle génération, supportée par une mini tourelle PTZ. le rapport qualité / prix de l’ensemble SNP-1000A est exceptionnel pour une caméra de haute sensibilité équipé d’un zoom x10 Le système dispose d’une grande richesse de fonctionnalités parfaitement adapté aux installations en réseaux IP qui répondent aux meilleurs standards de vidéo surveillance actuels.

En savoir plus sur le dome  Samsung SNP-1000A

Pour tout autres produits, n’hésitez pas à visiter notre catalogue de matériel de video surveillance en ligne.

Baisse de la délinquance grâce à la vidéosurveillance ?

C’est ce qu’on peut conclure d’un communiqué de la Ville sur une nouvelle baisse de la délinquance en mars : -14,4 % pour la délinquance générale, jusqu’à -20 % pour les délits de proximité, en particulier les vols à la roulotte (-42,25 %) et les cambriolages (-30 %).

Tout en louant « l’étroite collaboration de l’ensemble des forces de police », la municipalité semble attribuer la Palme d’or de la sécurité aux 229 caméras de vidéosurveillance (dont 216 implantées sur la voie publique). Grâce à ce réseau, 38 auteurs de délits ou actes d’incivilités auraient été identifiés et appréhendés. Un festival d’arrestations sur images.

« Cannes fait partie des villes où la mise en place d’un réseau de vidéosurveillance s’est accompagnée d’une chute spectaculaire de la délinquance », appuie David Lisnard, premier adjoint au Maire. Ce n’est pas la solution miracle, mais la vidéo a une vertu dissuasive, elle est utile pour le flagrant délit et est utilisée comme pièce à conviction en justice ».

« Rien ne remplace un policier de terrain »

« Big Brother » plus fort que « Robocop » ? « Il est vrai qu’aux endroits où des caméras sont implantées, on constate une très nette diminution des dégradations, vols à la roulotte, cambriolages, confirme Véronique Morandi, commissaire central.

En revanche, ce n’est pas aussi significatif pour les vols violents avec arme, et ça n’a pas trop d’incidence sur les stups ». Pour Madame la commissaire, pas de doute : une caméra ne remplace pas un homme.

« Elle nous aide à élucider un fait et contribue à notre travail d’investigation, mais l’essentiel est réalisé par les policiers de terrain ».

La municipalité prévoit toutefois d’en installer encore 3 à 5 cette année, pour atteindre le record de 250 caméras d’ici la fin du mandat. Voilà qui fait bondir Pierre Site, conseiller municipal d’opposition : « L’efficacité de la vidéosurveillance, personne n’en sait rien. On se moque du monde avec une technique à la mode, au lieu de protéger les gens qui en ont besoin, souligne l’élu socialiste. Et si ces chiffres ne sont là que pour faire passer les achats de caméras, alors qu’on a supprimé la police de proximité, je dis : arrêtons de nous fliquer ! ».

« Pas d’autosatisfaction ! »

Même suspicion chez Jean-Marc Chiapini (Groupe de Jean Martinez) qui se dit « favorable à tout ce qui marche, la vidéosurveillance comme la collaboration renforcée entre police nationale et municipale. Mais je n’ai pas la preuve que ces bons chiffres correspondent à une réalité sur le terrain ».

« Si la baisse de la délinquance de rue se confirme et si cela est dû à la vidéosurveillance, tant mieux », approuve Philippe Tabarot, conseiller municipal (d’opposition) et conseiller général UMP, qui rappelle que le Département a attribué 216 000 e pour 200 caméras à Cannes. « Mais la municipalité actuelle de Cannes ne peut s’octroyer seule ce résultat, et je l’encourage à ne jamais tomber dans l’autosatisfaction, par respect pour les victimes quotidiennes d’actes de violence, encore trop nombreuses à Cannes ».

On l’aura compris, ce n’est pas parce que la délinquance continue de baisser statistiquement à Cannes, que tous ont envie de dire : « Souriez, vous êtes filmés »…

via NiceMatin

Vous avez besoin d’un distributeur de vidéo surveillance ? N’hésitez pas à nous contacter.

La délinquance chute grace à la video surveillance

Selon le ministère de l’Intérieur, le taux d’élucidation des crimes et délits commis sur la voie publique peut en outre être multiplié par deux dans les villes vidéoprotégées.

Moitié moins de crimes et délits commis dans les rues de Strasbourg ou de Cannes du fait de la vidéosurveillance ! Avec des taux d’élucidation qui explosent, c’est-à-dire davantage d’auteurs identifiés, comme à Chauny, dans l’Aisne, où l’installation d’équipements vidéo, il y a deux ans, a multiplié par deux le taux de réussite policière. De Lyon à Mulhouse, en passant par Saint-Germain-en-Laye et Carpentras, pas un des quelque trois cents maires concernés ne regrette d’avoir équipé sa ville de caméras. Le nombre de communes sous protection vidéo devrait même rapidement atteindre les cinq cents en France.

Selon les chiffres auxquels a eu accès Le Figaro, cet outil peut faire des miracles lorsqu’il est combiné intelligemment dans la chaîne de sécurité.

À Strasbourg, par exemple, dans les quartiers sensibles, la baisse des délits de voie publique a atteint 45 %. Même réussite dans le ­centre-ville placé sous surveillance électronique. Le ministère de l’Intérieur en tire cette conclusion : «Sur cinq ans, dans une tendance générale à la baisse des faits, le volume de la délinquance a diminué presque deux fois plus rapidement dans les espaces vidéoprotégés.»

La palme du retour sur investissement revient à Orléans où la chute des délits de proximité dépasse les 58 % ! Maire adjoint chargé de la sécurité, ­Florent Montillot, assure que les Orléanais vont même gagner de l’argent. «Le réseau de vidéo­surveillance nous a coûté 1,9 million d’euros, confie-t-il, mais il nous permet d’économiser désormais chaque année 750 000 euros de primes d’assurances pour nos bâtiments publics, qui ne sont plus dégradés, et 300 000 euros de frais de téléphonie, puisque nos services utilisent pour communiquer entre eux le réseau optique des caméras. C’est plus d’un million épargné par an !»

23 millions d’euros débloqués par l’État

La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a promis de faire passer le nombre de caméras sur la voie publique de 20 000 à 60 000 d’ici à la fin de l’année 2009. Le gouvernement veut surtout inciter les communes et autres acteurs publics à s’équiper en vidéo surveillance. En deux ans, 23 millions d’euros ont été débloqués par l’État pour accompagner environ 600 projets. Déjà, plus de 120 centres de supervision (qui regroupent les images sur un vaste territoire urbain) ont été raccordés à un service de police et de gendarmerie.

«L’intérêt opérationnel de la vidéoprotection n’est plus à dé­mon­trer», assure Christian Sonrier, le directeur départemental de la Sécurité publique des Hauts-de-Seine. Dans son département, les caméras des réseaux publics et privés dissuadent non seulement certains voyous de passer à l’acte, mais elles ont aussi permis de déceler nombre de délits imaginaires, où l’on découvre que c’est le plaignant qui a brûlé sa voiture ou vidé son compte en banque avec sa carte prétendument volée.

«Les caméras sont devenues une aide à l’enquête, au même titre que l’ADN», ajoute un officier de police. Les commissariats en dressent d’ailleurs une cartographie sur leur secteur d’intervention pour savoir instantanément où piocher les images utiles aux enquêtes.

Condamnée à voir fondre ses effectifs, la police développe le réflexe technologique pour gagner en efficacité. Même si tout bon policier sait qu’une caméra n’arrêtera jamais un voyou…

via Lefigaro

Quand la vidéosurveillance IP permet d’analyser le trafic dans un magasin

La gamme de caméras de vidéosurveillance de Sony s’est enrichie de modèles IP Mégapixels à analyse d’image pour faire du comptage, de la mesure de zone chaude (la plus visitée) ou froide (le moins visité) et de la mesure d’audience avec le temps correspondant.

Ces applications ont été mises en place dans le nouveau magasin Sony Store avenue George V à Paris et vous est décrite sur site par Stéphane Labrousse, Directeur Marketing de la Division Professionnelle de Sony France.

via Silicon.fr

1 000 caméras pour surveiller les rues de Paris


INFO FIGARO – D’ici à la fin 2009, il y aura quatre fois plus de moyens vidéo dans la capitale. L’effort porte notamment sur les abords des gares et les zones à risques comme le Champ-de-Mars ou le XIXe.

Le Figaro a eu accès au nouveau plan de vidéoprotection de la capitale qui sera présenté officiellement le 20 octobre au Conseil de Paris par le préfet de police Michel Gaudin. Le projet, baptisé «plan 1 000 caméras pour Paris», va, sous l’impulsion de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, quasiment quadrupler, d’ici à la fin de l’année 2009, le nombre de caméras sur la voie publique, celles-ci devant passer de 330 à plus de 1 200.Alors que le centre de la ville, siège des palais nationaux, était jusqu’alors privilégié, ainsi que les lieux de rassemblement, comme la place de la République ou les Champs-Élysées, tous les arrondissements de la capitale vont désormais être équipés (voir notre carte ci-dessous). Avec un effort particulier sur les gares, celle du Nord notamment, bien pourvue à l’intérieur, mais totalement dépourvue de caméras aux abords, là où précisément des rixes très violentes se sont déroulées ces dernières années.L’un des promoteurs du projet explique que «l’objectif n’est pas de couvrir chaque rue, chaque recoin de la ville, mais de mettre des moyens vidéo là où le bon sens l’exige». En clair : pas de dérive à la londonienne, où chaque habitant est susceptible d’être filmé trois cents fois pas jour par des centaines de milliers de caméras publiques ou privées. On veut passer à Paris d’une logique de protection des institutions à une logique de sécurité pour tous.Ici, ce sont problèmes de circulation qui dictent le choix des emplacements, là, les besoins de gestion de l’ordre public, ailleurs, la logique judiciaire. 

Partenariat public-privé

 Il ne faudra pas s’étonner de voir figurer en bonne place dans ce programme d’équipement le XVIIIe arrondissement, parmi les plus criminogènes de la ville, mais aussi le XIXe, théâtre de nombreux affrontements entre bandes ces derniers mois. Sans oublier le VIIe, terre d’élection de la garde des Sceaux, Rachida Dati, où des bacheliers avaient été violemment agressés cet été par des groupes de voyous, alors qu’ils fêtaient paisiblement la fin des examens sur le Champ-de-Mars. Ce seul secteur héritera d’une quinzaine de caméras.Innovation de taille : les images pourront être enregistrées. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la police parisienne ne dispose à ce jour d’aucun dispositif d’enregistrement sur son réseau de surface.«Le matériel actuel est souvent obsolète, constate un élu parisien. Sur de nombreuses caméras, la résolution est si faible qu’elle empêcherait toute exploitation sérieuse des séquences à des fins judiciaires.» Il faudra donc tout changer ou presque. Mais pas à n’importe quel prix. Car les premières estimations faisaient état d’un investissement conséquent d’au moins 44 millions d’euros.La formule retenue sera finalement le partenariat public-privé. La mairie de Paris financera des travaux de voirie pour faciliter le câblage du réseau. L’État versera un loyer de 6 millions d’euros par an aux sociétés attributaires des marchés vidéo. À charge pour elles de fournir et d’entretenir le matériel. Mais c’est la police qui l’utilisera. Et elle seule. 

Mieux réorienter les patrouilles

 Outre son propre réseau de 1 200 caméras, elle pourra disposer, en temps réel, des images des 9 500 caméras de la RATP et de la SNCF, très en pointe sur ces techniques, mais aussi d’images provenant d’autres acteurs gestionnaires des lieux publics, à commencer par la Ville de Paris, elle-même propriétaire de caméras.Grâce à la vidéo, la police espère pouvoir mieux remonter l’itinéraire de fuite des délinquants ou prévenir les rassemblements hostiles des gangs en réorientant les patrouilles.Un commissaire de quartier l’assure : «Ce procédé fournit souvent des indications plus fiables qu’un témoignage recueilli sous le coup de l’émotion.» Selon lui, à l’heure de la déflation des effectifs dans la police, «la vidéo devrait permettre d’améliorer la couverture du terrain».1 000 caméras pour surveiller les rues de Paris<br /> via Le figaro