La mairie de Lyon conquise par les caméras de vidéosurveillance

“La vidéosurveillance, beaucoup y étaient hostiles, aujourd’hui, elle est bien rentrée dans les esprits”, estimait hier Gérard Collomb, qui faisait un point sur la sécurité à Lyon. “Au cours du mandat, nous avons mis en place 122 caméras, chacune installée après l’accord du comité d’éthique qui dialogue avec des associations de quartier”, a-t-il expliqué.

La mairie de Lyon conquise par les caméras de vidéosurveillance

Vidéosurveillance à Lyon : un projet bien géré

Le bilan est probant. La délinquance a baissé de 30% dans le quartier Saint-Jean, de 12% à la Duchère , de 18% sur la Presqu ’île. “Les baisses sont réelles et n’ont pas provoqué de déplacements de la délinquance”, a souligné Jean-François Châmes, conseiller sécurité pour le cabinet du maire.

Une aide pour la police

Ce maillage de caméras a même aidé à résoudre certaines enquêtes, car les vidéos (détruites après six jours), peuvent être saisies par la justice. “La vidéosurveillance permet de faire de la téléassistance”, c’est-à-dire d’intervenir plus vite en cas d’accident, a ajouté Isabelle Mercier, directrice de la police municipale.

Gérard Collomb, s’il est réélu, prévoit d’accroître le parc de caméras dans les futurs
quartiers, comme la Confluence ou la Duchère , qui verront leur paysage urbain se
modifier. Dans un premier temps, d’ici à la fin du mandat, 211 caméras seront
opérationnelles, avec de nouvelles unités posées à la Part-Dieu notamment. “La
vidéosurveillance n’explique pas tout le recul de la délinquance à Lyon”, a toutefois
nuancé Gérard Collomb. Entre 2001 et 2007, la délinquance a baissé de 20%. “Nous avons reconstruit une police municipale de proximité, avec des nouvelles missions plus adaptées.”